Les récentes luttes populaires et plus particulièrement le mouvement social contre la réforme des retraites à l’automne, ont été réprimés par l’Etat et par le patronat : Licenciements de salariés grévistes, répression antisyndicale, réquisition de salariés dans les raffineries, déblocage des sites par la force, matraquage de manifestations, arrestations de masse, condamnations en comparution immédiate à des peines de prison ferme et à des amendes, tout a été bon pour tenter de faire taire la contestation sociale. Y compris les mesures d’exception telles que le bouclage de places entières, avec rafle de l’ensemble des manifestants, à Lyon, ou l’utilisation du GIPN contre les manifestants…
Dans cette logique répressive, le pouvoir a parfois trouvé des supplétifs au sein des mouvements fascistes, qui s’en sont pris localement à des piquets de grève, ou qui ont joué la provocation contre le mouvement de grève. Cette répression se poursuit sous la forme de procès, et de condamnations qui continuent de pleuvoir.
A Lyon, 3 militants antifascistes, dont un camarade de la coordination des groupes anarchistes (CGA), passent en procès le 18 janvier. Accusés « d’attroupement armé », ils ont été arrêtés au moment où ils quittaient un piquet de grève cheminot qu’ils venaient soutenir alors qu’une manifestation fasciste se déroulait à proximité. Le même piquet de grève avait subi une attaque par des nervis fascistes le 12 octobre 2010. L’Etat leur fait payer ainsi leur engagement dans la grève et l’action antifasciste.
A Montpellier, un camarade de la CGA, interpellé lors de l’occupation d’un Pôle emploi, est poursuivi pour « refus de prélèvement ADN ». Ces poursuites s’inscrivent dans la logique répressive qui vise à dissuader toute révolte sociale, et s’ajoutent aux nombreux autres procès contre des manifestants.
La CGA affirme sa solidarité avec les militant-e-s inculpé-e-s, ainsi qu’avec l’ensemble des victimes de la répression étatique et patronale.
Nous exigeons :
L’abandon de toutes les poursuites
La libération immédiate de toutes les personnes incarcérées
Nous appelons à participer aux initiatives de solidarité prévues :

● A Lyon le 15 janvier 2011(14 heures Terreaux) et le 18 janvier 2011 (14 heures devant le TGI),

● A Montpellier le 16 février 2011, (14 heures devant le TGI)
et plus largement à soutenir toutes les initiatives visant à obtenir la libération de l’ensemble des personnes victimes de la répression du mouvement social.

Le 13 janvier 2011
Relations Extérieures de la Coordination des Groupes Anarchistes